Adaptation du célèbre comic-book du grand Frank Miller, Sin City faisait déjà beaucoup de bruit avant même sa sortie, et cela non pas par son casting hallucinant (ça c'est le genre de chose à surtout faire bander les chroniqueurs people...) mais par son traitement audacieux et ô combien risqué du matériau de base.Car la principale originalité de Sin City (qui pour certains est son principal défaut) est de ne pas avoir adapté la bande-dessiné à l'écran mais de l'avoir transposé image par image (ou plutôt case par case) sur pellicule, afin que le film colle au plus près au chef-d'oeuvre de Frank Miller.Et c'est sur ce point précis que les critiques se bouffent la gueule:
Est-ce que le découpage d'un film en fonction d'une b.d est possible?
A cette question comme j'aimerais en avoir plus en sujet de dissert en 4hoo, il est fort de constater que le cinéma a son propre rythme que la b.d ne peut avoir, et vice-versa. Et la principale qualité des planches de Miller étant sa violence gratuite et brutale, Rodriguez a parfois (je dis bien parfois) eu du mal à la retranscrire sur son fond vert. Tout le film n'est pas heureusement comme cela, et on ressent avec plaisir une véritable intensité lors de séquences bien barbares (certaines bastons de Marv, les fusillades nerveuses avec Dwight ou le face à face hardcore entre Hartigan et le Yellow Bastard ) mais il faut avouer que certaines ont la même brutalité qu'une animation en flash sur ordinateur. Quand par exemple Marv, au volant de sa voiture, traîne la gueule d'un type sur le bitume, ce qui devrait être l'apothéose d'une violence vicelarde et tordue ( voyez Doberman par exemple ) ne provoque en fait que le néant émotionnel chez le spectateur. Ces scènes (peu nombreuses, faut quand-même pas être langue de pute...) troublent le cinéphile harcore, et n'arrivent qu'à impressioner les vieux qui croyaient voir un film policier en noir et blanc à la manière Bogart.Ce problème d'adaptation (ou plutôt de "transposition") se remarque aussi dans un montage parfois trop rapide et presque incohérent (le traitement des histoire peut parfois paraître expéditif...) mais on peut aussi mettre cela (surtout) sur le dos de Rodriguez, car transposition ou pas, monsieur est célèbre pour sa fénéantise et le baclage de ses films.
Mais que ceux qui ont lu ces quelques lignes (doit pas en avoir beaucoup vu la fréquentation de mon blog...) ne fassent tout de même pas marche-arrière, car cette critique est d'autant plus sévère que le film reste quand même un putain de moment de cinéma, et est un très bon film qui n'arrive pas à être parfait malgré des atouts incroyables.Cependant, le traitement du noir et blanc est magnifique, et les ressorts de couleur dans une ambiance d'un noir profond sont renversantes (voyez la séquence de Tarantino qui est une des plus belles du film...). Les acteurs sont hallucinants et même si des géants comme Willis ou Rourke n'ont plus à faire leurs preuves, leur prestation est remarquable et les place d'emblée dans le panthéon des meilleurs acteurs du siècle. La plus grosse surprise vient de Clive Owen, qui dans ce film est autant charismatique que....moi (...bon passons, mais la même prestation dans "King Arthur" et Lancelot se serait vite retrouvée la tête dans les chiottes...). Et il faut quand-même avouer que ce film a une telle ambiance, de tels personnages et une telle violence graphique qu'il reste dans les mémoires, et qu'il a au moins tiré de la b.d son univers de génie, ceci grâce à la beauté de certaines scènes mais aussi grâce à une musique démente (Rodriguez, pour ce point précis continue mais arrête de parfois confondre une table de montage et ta guitare... )
Sin City est donc un film quelquefois rageant car ses défauts ne le lui laissent jamais atteindre la perfection, mais cela reste une oeuvre comme on aimerait en voir plus souvent dans les salles obscures et si vous êtes encore devant cet écran c'est que vous êtes complétement cons, vous devriez déjà être sortis pour acheter votre place afin de vous faire votre propre opinion.En attendant un prochain film,"Sisi City", un film qui nous plongera entièrement dans la vie tourmentée de Sisi l'impératrice...Ah, je pourrai enfin aller voir un film français...
Est-ce que le découpage d'un film en fonction d'une b.d est possible?
A cette question comme j'aimerais en avoir plus en sujet de dissert en 4hoo, il est fort de constater que le cinéma a son propre rythme que la b.d ne peut avoir, et vice-versa. Et la principale qualité des planches de Miller étant sa violence gratuite et brutale, Rodriguez a parfois (je dis bien parfois) eu du mal à la retranscrire sur son fond vert. Tout le film n'est pas heureusement comme cela, et on ressent avec plaisir une véritable intensité lors de séquences bien barbares (certaines bastons de Marv, les fusillades nerveuses avec Dwight ou le face à face hardcore entre Hartigan et le Yellow Bastard ) mais il faut avouer que certaines ont la même brutalité qu'une animation en flash sur ordinateur. Quand par exemple Marv, au volant de sa voiture, traîne la gueule d'un type sur le bitume, ce qui devrait être l'apothéose d'une violence vicelarde et tordue ( voyez Doberman par exemple ) ne provoque en fait que le néant émotionnel chez le spectateur. Ces scènes (peu nombreuses, faut quand-même pas être langue de pute...) troublent le cinéphile harcore, et n'arrivent qu'à impressioner les vieux qui croyaient voir un film policier en noir et blanc à la manière Bogart.Ce problème d'adaptation (ou plutôt de "transposition") se remarque aussi dans un montage parfois trop rapide et presque incohérent (le traitement des histoire peut parfois paraître expéditif...) mais on peut aussi mettre cela (surtout) sur le dos de Rodriguez, car transposition ou pas, monsieur est célèbre pour sa fénéantise et le baclage de ses films.
Mais que ceux qui ont lu ces quelques lignes (doit pas en avoir beaucoup vu la fréquentation de mon blog...) ne fassent tout de même pas marche-arrière, car cette critique est d'autant plus sévère que le film reste quand même un putain de moment de cinéma, et est un très bon film qui n'arrive pas à être parfait malgré des atouts incroyables.Cependant, le traitement du noir et blanc est magnifique, et les ressorts de couleur dans une ambiance d'un noir profond sont renversantes (voyez la séquence de Tarantino qui est une des plus belles du film...). Les acteurs sont hallucinants et même si des géants comme Willis ou Rourke n'ont plus à faire leurs preuves, leur prestation est remarquable et les place d'emblée dans le panthéon des meilleurs acteurs du siècle. La plus grosse surprise vient de Clive Owen, qui dans ce film est autant charismatique que....moi (...bon passons, mais la même prestation dans "King Arthur" et Lancelot se serait vite retrouvée la tête dans les chiottes...). Et il faut quand-même avouer que ce film a une telle ambiance, de tels personnages et une telle violence graphique qu'il reste dans les mémoires, et qu'il a au moins tiré de la b.d son univers de génie, ceci grâce à la beauté de certaines scènes mais aussi grâce à une musique démente (Rodriguez, pour ce point précis continue mais arrête de parfois confondre une table de montage et ta guitare... )
Sin City est donc un film quelquefois rageant car ses défauts ne le lui laissent jamais atteindre la perfection, mais cela reste une oeuvre comme on aimerait en voir plus souvent dans les salles obscures et si vous êtes encore devant cet écran c'est que vous êtes complétement cons, vous devriez déjà être sortis pour acheter votre place afin de vous faire votre propre opinion.En attendant un prochain film,"Sisi City", un film qui nous plongera entièrement dans la vie tourmentée de Sisi l'impératrice...Ah, je pourrai enfin aller voir un film français...